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Culture et cueillette de plantes sauvages

Les plantes que nous distillons, sont très majoritairement issues de la cueillette dans le milieu naturel.
C’est le lien fort à la nature et plus précisément au monde végétal, qui anime notre souhait de faire de la cueillette de plantes sauvages (et non de la cueillette sauvage de plantes…).
Il est pour nous le premier gage de la qualité de nos produits ; la conduite de la transformation de la plante et de la conservation des produits en est le deuxième.
Nous cultivons aussi quelques plantes aromatiques et médicinales (dont la menthe poivrée, le thym thujanol, le basilic grand vert à linalol, la rose centifolia, le géranium bourbon, la sauge officinale et la sauge sclarée notamment). Nous n’utilisons aucun produit chimique, même biologique, et essayons de plus en plus de limiter le travail mécanique du sol.

Notre spécificité : les plantes de montagnes

Au fil des saisons, nous arpentons les montagnes des Alpes Maritimes pour cueillir la plante dans son milieu.
Des aromatiques Provençales dont le thym (d’avril à juin, selon l’altitude), le romarin, la sarriette et l’inévitable lavande (cueillies au mois de juillet, entre 1 200 et 1 800 mètres d’altitude), en passant par les résineux (pin sylvestre, sapin blanc, épicéa, mélèze, genévrier, etc…), et aussi d’autres plantes moins connues mais non moins précieuses (achillée millefeuille, carotte sauvage, myrte, pistachier lentisque, etc…) ; chaque plante est cueillie manuellement.
Différents outils sont utilisés en fonction de la plante concernée :

  • faucille (pour la grande majorité des plantes) ;
  • sécateur (pour le genévrier, le myrte, le pistachier lentisque notamment) ;
  • la main (pour la rose, la fleur d’oranger) ;
  • la pouillère (cette petite “machette″ nous sert à récupérer les rameaux terminaux des résineux pour avoir le moins de bois possible).

Notre quotidien de cueilleur s’appuie sur l’utilisation de trois éléments essentiels :

  • le véhicule 4x4 qui nous permet d’accéder par pistes (plus ou moins carrossables) à des sites reculés ;
  • le bourra (drap en provençal) que nous portons en sac à dos, pour stocker nos plantes au fil de la cueillette, avant d’être vidé dans le véhicule
  • un des quatre outils présentés précédemment (nous permettant de prélever la partie de plante qui nous intéresse).

La gestion des sites de cueillettes

Chaque station de cueillette fait l’objet d’une attention particulière. La plante est cueillie après accord préalable du propriétaire, ou de l’ONF, ou de la commune, et en fonction des conditions météorologiques (absence de vent et d’humidité).
Sur site, nous prenons systématiquement le soin de laisser environ un tiers de la population existante pour favoriser le renouvellement et la reproduction in situ. Si cela est nécessaire, nous ne reviendrons sur ce site que deux ou trois ans après.